LE SLOW PARENTING

Au moment même où vous me lisez vous pensez déjà à la préparation du dîner, à l’inscription des enfants au club de sports, à la prise en charge de votre parent pour X raison, de vos propres rendez-vous perso et pro, des derniers mails à envoyer ou aux autres FB et IG desquels vous êtes devenus incollables. Si, si reconnaissons le: nous allons à plus vive allure encore que le TGV.

Mais nos enfants là dedans? Comment se sentent-ils dans ce flux d’info, de déplacements, de pensées ( sans compter celles qui ne leur appartiennent pas!!!)? Nous mettons-nous à leur place ne serait-ce que quelques mimutes?! Noooooooonnn bien sûr car nous sommes les adultes et nous savons ce qui est bon pour eux puisque c’est POUR eux que nous agissons la plupart du temps.

STOOOOOOOOOOOOOOOPPPPPPPPPPPPP!!!!!!!!!!!!!!!!!

Arrêtez-vous un moment et prenez le temps de lire ce qui suit. Vous avez déjà entendu parler du SLOW PARENTING ? Non? Alors c’est parti je vous explique ça maintenant.

POURQUOI LE SLOW PARENTING?

Forte de mon exprérience de maman de famille nombreuse avec mes 7 loulous; il m’a fallu revoir à la baisse mes prétentions d’éducation elle-même reçue de mes ancêtres ou plus près encore de mes parents. Leur éducation coïncidait avec le rythme d’une société toute entière et la technologie n’était pas encore présente à travers les Réseaux Sociaux. Je suis d’ailleurs très reconnaissante de l’éducation et de l’instruction reçues par mes parents et grands-parents mais sans les renier, je me dois de constater que leur manière de nous éduquer ne peut être la même vis à vis de nos enfants au XXIème siècle.

Alors que notre génération ( et je parle d’une génération que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître LOL) croule sous le poids des responsabilités et avec un devoir de performance de plus en plus évident car attendu; il m’a semblé nécessaire de prendre du recul pour que mes enfants , NOS enfants de demain ne deviennent pas des adultes complètement aliénés à la technologie et au AVOIR. Vous qui me suivez depuis longtemps maintenant, vous savez ô combien je préfère l’ETRE à l’AVOIR.

Ce que j’ai commencé à pratiquer au sein de mon foyer avec mes enfants de manière instinctive et intuitive a finalement trouvé un terme déjà employé outre-atlantique: LE SLOW PARENTING ou le TAKE YOUR TIME TO BECOME A PARENT

LE SLOW PARENTING C’EST QUOI?

Traduction stricte du terme, le Slow Parenting signifie être parents lentement. Prendre le temps d’être parent permettrait ainsi d’être au plus près de l’Essentiel: vivre une éducation à l’écoute des enfants, des parents et donc du foyer tout entier.

Partant du constat que nos enfants sont hyper-sollicités, c’est leur apprendre à ne rien faire ( sans risque d’être catalogués comme fainéants), c’est remettre à demain ce que l’enfant n’a pas eu le temps de faire le jour même, c’est déculpabiliser l’enfant sur ce qu’il n’A pas et le recentrer sur QUI il EST. En d’autres termes, il s’agit de ralentir de le rythme effréné de l’enfant pour le laisser à sa place d’enfant.

TOUS DES MAUVAIS PARENTS ALORS?

Loin de moi l’idée de porter des jugements. Je suis maman mais je suis avant tout un être humain qui n’est pas parfait. L’imperfection de l’éducation donnée à nos enfants ne veut pas dire que nous ne devons pas nous remettre en question.

Nous ne sommes en aucun cas de mauvais parents: nous souhaitons simplement le meilleur pour nos enfants mais seulement voilà à vouloir pour eux n’est-ce pas à nous que nous voulons prouver notre capacité à être de bons parents, speed, dans le vent et toujours en mouvement?

Aujourd’hui, je constate les tous jeunes parents qui se rendent à des ateliers lectures, psychomotricité, Langue des Signes, les bébés nageurs, etc… sont de plus en plus nombreux et sont comme en compétition les uns envers les autres. Alors oui cela peut paraître alléchant mais c’est totalement inutile de formater dès leur plus jeune âge nos enfants. Nous sommes, nous adultes; les premiers à dénoncer la machine multi tâches que nous devons être au travail, dans la sphère privée et nous faisons la même chose ( en démultiplié) auprès de nos enfants qui parfois n’ont que quelques mois !!! Notre expérience de Vie ne devrait-elle pas nous servir justement à faire lever le pied à nos enfants et à les laisser trankilou pépère dans leur lit ou dans leur lieu de repos / de vie?

De peur de ne pas en faire assez, nous en faisons trop. Trop vis à vis de nous et trop à l’encontre de nos enfants. Sont-ils voués à la dernière marche du podium parce qu’ils ne font rien? Sommes-nous condamnés, nous parents; à en faire des bêtes de courses pour satisfaire notre égo? Avez-vous déjà pensé à remplacer la qualité à la quantité? Car oui le fait est bien présent: pris avec nos éternelles obligations, nous avons le sentiment qu’en hyper-sollicitant nos bambins; nous remplacerons le temps passé loin d’eux. Il ne s’agit pas de faire plus ni trop pour déculpabiliser. Il s’agit de faire pour Eux, dans le respect de leur personne et pour nous qui faisons partie du foyer.

QUE FAIRE POUR ETRE SLOW PARENT?

C’est aussi simple que ça: ne rien faire. Je m’explique: déculpabilisez que votre enfant ne fasse pas les mêmes activités que leur copain; qu’il soit sur son lit à regarder le plafond, qu’il ne soit pas tiré à 4 épingles pour se rendre à l’école, qu’il ne soit pas en train de faire ses leçons chaque soir. Bref, les laisser vivre.

Longtemps, j’ai vu ma 2ème sur son lit en position du lotus à méditer. Au départ, moi super maman; je me suis évidemment dit qu’elle perdait son temps puisqu’elle avait peut être des choses plus importantes à faire. Plus importantes pour qui? Et au fur et à mesure que j’ai lâché prise, je me suis rendue compte qu’Elle avait besoin de ce temps là pour se retrouver avec elle-même et qu’ainsi elle faisait le vide et se déchargeait de toutes les tensions que les adultes pouvaient lui transmettre.

C’est cela le SLOW PARENTING: permettre à nos enfants de vivre à leur rythme sans contrainte horaire autre que celui imposé par l’école. A nous également parents, de ne pas leur faire porter notre problématique. Nous ne sommes pas là pour que nos enfants soient des éponges à nos propres émotions. Nous sommes là pour les accompagner avec respect à devenir, à Etre des personnes responsables et autonomes.

C’est pourquoi, ne croyez pas que le SLOW PARENTING soit du laxisme taille XXL et que cela donne à nos enfants ce sentiment d’être les élus d’un royaume.

Pas du tout, bien au contraire: plus le parent prendra et laissera le temps à son enfant de faire les choses à son rythme et moins l’enfant se sentira l’exclusivité de ses parents.

En effet, comment nous plaindre auprès de nos enfants que nous sommes fatigués quand nous-même en avons marre de nous déplacer pour leur sport, leurs copains et copines, etc… C’est en étant à la montre pour vos enfants ( alors qu’ils ne demandent rien) que vous en faites devenir des rois et des reines.

LE SLOW PARENTING EN ACTION

Avant de penser à l’enfant, il s’agit d’abord de se repenser parent et prioriser notre façon d’éduquer, d’instruire et d’épanouir nos enfants.

Voici quelques idées pour prendre le chemin du SLOW PARENTING:

  • anticiper toutes les actions concernant le lever du matin ( préparer les vêtements la veille, la table du petit déj’ également): ainsi, le temps du départ du matin ne sera pas vu comme une course mais comme un véritable temps d’échange: PRENDRE LE TEMPS DE SE DIRE BON-JOUR ET DE S’INTERESSER VERITABLEMENT A CE QUE VOTRE ENFANT VA FAIRE
  • accepter qu’aucun écran ne fasse partie du foyer à partir d’une certaine heure pour favoriser le dialogue. Déterminer ainsi un horaire qui viendra rassurer l’enfant. LA VERITABLE COMMUNICATION NE PEUT ETRE ALTRUISTE ET BIENVEILLANTE QUE SI ELLE EST SEULE A ETRE AU COEUR DE LA CONVERSATION ( sans appel, MMS ou autre )
  • encourager les moments de silence: PARFAIT OUTIL POUR LAISSER L’IMAGINAIRE DE VOS ENFANTS SE DEVELOPPER. Vous serez ébahis de voir à quel point votre enfant va se créer un univers à lui et qui le fait s’évader bien plus encore et qui, par dessus tout, deviendra le prétexte A JOUER AVEC VOUS, ou du tout moins SOLLICITER votre attention. ECHANGE évident en perspective
  • être sportif est important pour le développement d’un enfant mais PRENEZ LE TEMPS avec votre enfant de choisir ET LE SPORT ET L’HORAIRE. Si votre enfant ne veut pas de sport ni d’activité en général: CE N’EST PAS GRAVE.
  • accepter que votre enfant soit DEHORS à s’enivrer de ce que la Nature offre plutôt qu’être devant ses devoirs: laissez-le faire et vous verrez qu’à son retour IL VOUS POSERA MILLE ET UNE QUESTIONS qui seront autant de sources d’apprentissage que les livres.
  • proposer des séances de méditation en famille pour que chacun évacue les tensions et pour que chaque membre de la famille PUISSE ETRE UNE AIDE ET UNE OREILLE ATTENTIVE ET PRENNE EN CONSIDERATION LES DEMANDES DES UNS ET DES AUTRES
  • ennuyez-vous ensemble: NE RIEN FAIRE c’est faire tellement pour son CORPS, son ESPRIT et son ÂME. Ouiiiiii je le répète à souhait: laissez vos enfants s’ennuyer. C’est très positif car l’Être tout entier se met alors en repos. Alors sachez buller ensemble sans culpabilité et assumez ce nouveau WAY OF LIFE de votre famille

QUELQUES REFERENCES DE LIVRES

Impossible de vous quitter de la plume sans vous laisser certains livres qui vous permettront de mieux comprendre le SLOW PARENTING et comment le mettre en pratique:

EN RESUME

Vous êtes les meilleurs pour vos enfants. N’en doutez jamais et accueillez le SLOW PARENTING comme un temps de PARTAGE:

  1. Prendre le temps de découvrir le monde avec liberté et curiosité ( activités en plein air, jeux extérieurs)
  2. Prendre le temps d’apprendre avec dédramatisation et compréhension ( sur votre enfant, sur vous-même, sur les apprentissages qui se font ailleurs qu’à l’école). L’erreur est un apprentissage 😉
  3. Prendre le temps de jouer avec imagination et création ( nul besoin de moules jouets). Une simple boîte vide et deux couverts et hop en avant la musique.
  4. Prendre le temps de créer et de partager avec patience et écoute. Le temps que votre petit prend pour créer c’est autant de temps à partager par la suite.

J’espère qu’à la suite de ce nouvel article, vous prendrez le temps qui se présente à vous différemment et que surtout vous saurez être les acteur d’un mode de pensée et d’action qui existait bien avant nous et qui s’appelait l’instinct ou l’intuition mais qui s’est perdue en cours de route au profit de la technologie.

Je vous souhaite de pourvoir vous autoriser ce temps, votre temps qui deviendra inévitablement celui de votre enfant.

Happy SLOW PARENTING

2 commentaires sur “2”

  1. Ton article tombe à pic en ces temps de rentrée scolaire hihi . Je suis tellement d’accord, on se met trop la pression, on attend trop de nos enfants. Moi mon fils je le laisse aller à son rythme faire ce qu’il veut toucher à (presque) tout, c’est tellement bon de le voir grandir comme ça ! Tout le monde est zen à la maison et ça Se ressent. Même si j’aimerais que les journées durent deux fois plus longtemps pour avoir le temps de faire tout ce que j’aimerais faire en plus de ce que j’ai à faire et ben au final c’est impossible donc je ralentis avant de tomber malade parce que je me serai trop fatiguée pour rien. Prenons le temps <3… Peace ✌🏻 Et LOVE 😻 ils avaient bien raison les hippies

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