ALLO MAMAN BOBO :-(

Aujourd’hui, un sujet angoissant, douloureux pour la famille toute entière et en particulier la fratrie.

En effet, il s’agit de vous parler de l’hospitalisation de l’un de vos p’tits papillons et l’impact dans une fratrie.

Actuellement dans notre entourage proche ou moins proche, 2 enfants vont vivre ou ont vécu des opérations très lourdes; sources de peurs pour l’enfant concerné mais aussi pour leurs frères et soeurs. Je pense donc tout particulièrement à Raphl ( 3ans) qui va être opéré du cerveau ainsi qu’à Romain ( âgé de 14 ans) et qui vient de subir sa 2ème opération à coeur ouvert.

Le but n’est ni de faire pleurer, ni d’inquiéter les parents ou p’tits papillons qui sont au domicile mais pour vous montrer qu’en trouvant les bons mots, en ayant les bonnes attitudes ces épreuves se vivent plus… sereinement.

NO PANIC

Quand notre petite 5ème est née il y a un peu plus de 3 ans, nous étions loin d’imaginer qu’à peine 4 semaines après sa naissance l’équipe médicale nous préparait à lui dire un au-revoir éternel.

En effet, alors que la grossesse et l’accouchement s’étaient très bien déroulés; le retour à la maison avait été tout aussi idyllique.

Et puis un samedi soir, mon p’tit papillon s’est trouvée avoir de la fièvre et une asthénie inhabituelle. Ses aînés l’avaient peut être fatiguée, elle couvait peut-être un microbe de novembre? Bref, je la couchais en étant vigilante mais pas inquiète…malgré son tout petit âge.

Le lendemain matin, je la trouvais complètement inerte, avec presque 41°C de fièvre et une nuque toute raide.

Ma fille avait-elle la méningite? Allais-je la perdre ?

Alors que les grands me posent 1000 et 1 questions, je me dois de dire les choses mais sans les affoler. Ne pas projeter sur eux mes craintes.

Je ne savais pas ce dont leur petite soeur souffrait et il était inutile que je les emmène sur de fausses pistes.

Toujours garder en tête que nous sommes les parents et que nous devons les rassurer même si nous à l’intérieur nous sommes affolés, appeurés etc…

Notre comportement induit le leur.

Je pris donc mon véhicule et nous arrivâmes à l’hôpital à peine 10 minutes après.

Auscultée en URGENCES ( croyez moi c’est bon signe quand on attend: c’est que ce n’est pas vital), l’équipe médicale a craint de suite à une méningite.

Les médecins m’avaient de suite mis en alerte sur l’état alarmant de ma petite.

Alors bien sûr j’étais avec Elle mais mes autres enfants???? Qu’en était-il? Certes ils étaient avec leur papa mais que se disaient-ils? Que pensaient-ils?

Pour résumer rapidement, mon p’tit papillon était arrivée le dimanche matin. Elle a eu tous les examens possibles et inimaginables compte tenu de ce petit corps si fragile.

Dans la nuit du lundi au mardi, vers 2h00 du matin un médecin du service de pédiatrie est venu me voir en personne pour me préparer à l’incompréhension de la situation et que je devais me préparer à la perte de ma fille. En effet, malgré les antibiotiques, la fièvre ne baissait pas; il n’y avait rien d’anormal au niveau des fonctions vitales,etc… Que se passait-il?

Seule cette nuit là, je ne devais pas m’effondrer. Ma fille présente devant moi , toute tremblante avait besoin que je l’accompagne vers sa dernière demeure ( si tel était le cas) et je devais tenir bon pour annoncer cette épreuve à mes grands qui me questionnaient chaque jour sur le retour de leur soeur).

Je me souviens lui avoir tenu la main, l’avoir rassurée sur ma présence au moment où elle partirait.

Rester éveillée pour l’aider à lutter d’une part contre ce qui l’attaquait et être présente coûte que coûte.

Elle s’est endormie vers 3h30. Je ne l’ai pas lâchée du regard, fixant sa respiration.

Vers 6h00, le médecin est revenu. Prise de température: 36,8°.

Oui, la fièvre était partie vraiment partie. Alors bien sûr sur le moment , un doute de me dire que la fièvre va revenir et va l’emporter.

Elle est restée à l’hôpital jusqu’au samedi et depuis son retour, elle n’a JAMAIS été malade.

Aujourd’hui, mon p’tit papillon se porte à merveilles et ses frères et soeurs sont tellement heureux de la voir grandir, crier, rire 🙂

IL AURA FALLU PARLER, ECOUTER, ENTENDRE, RASSURER, RECONFORTER mes grands mais ils n’en sont sortis que plus grands, plus fraternels et pus forts encore.

REGLES D’OR

Les frères et soeur peuvent ressentir de L’ANGOISSE, de LA PEUR, de LA PEINE, de L’INQUIETUDE, de la COLERE

Ainsi, pour leur apporter réconfort, différentes manières d’agir:

  • Ecouter leurs questions et y répondre franchement ( avec des mots d’enfants en fonction de l’âge)
  • A chaque départ et retour des parents, faire parler la fratrie pour qu’elle puisse exprimer ses craintes, ses doutes.

Je ne le dirai jamais assez: IL EST PRIMORDIAL DE PARLER, D’ENTENDRE et D’APPORTER des réponses claires et précises et ce, sans être alarmiste.

  • Essayer ( je sais que ce n’est pas toujours facile) d’entendre et de voir les signes d’inquiétude de vos enfants qui restent à la maison: cauchemars, pleurs inhabituels, énurésie, perte d’appétit ou à l’inverse sorte de boulimie, problèmes scolaires etc…
  • PARLER, PARLER, PARLER

ACTIONS A METTRE EN OEUVRE

  1. Faire faire des dessins par les plus grands
  2. Demander à l’équipe médicale de les accueillir et de leur expliquer en quelques mots simples et justes la situation
  3. Mettre un calendrier en notant nos absences 
  4. Donner le nom des machines qui peuvent être dans la chambre et qui font du bruit
  5. Prendre des photos pour les laisser dans la chambre de l’enfant hospitalisé
  6. Laisser les enfants apporter leur touche personnelle à la chambre: livres, écrits, réalisations scolaires etc…

La liste ici est loin d’être complète car différente en fonction de chaque famille, chaque enfant hospitalisé d’une part et de la fratrie d’autre part.

AIDES DES ASSOCIATIONS

Quelques liens d’associations qui aident les enfants hospitalisés et qui accompagnent AUSSI leurs familles

LE PETIT PRINCE A DIT

IL JOUAIT DU PIANO DEBOUT

NEZ ROUGE

FAIS UN VOEU

PANSEMENT

A tous mes jolis parents qui vivez cette situation si difficile et douloureuse, je vous apporte tout mon soutien.

Pensée particulière aussi à tous les petits prémas qui viennent parfois bouleverser les aînés par leur besoins de prise en charge particulière.

COURAGE à vous toutes et tous, parents et p’tits papillons.

Ne jamais baisser les bras. 

Mon histoire, celle de MA FILLE démontre ô combien il ne faut rien lâcher.

Douce continuation et surtout AIMEZ-VOUS: il n’y a que ça d’vrai.

 

 

 

 

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