AÏE, J’AI MAL

<< La douleur que vous ressentez aujourd’hui est votre force de demain >>

Après la trêve festive de Noël, me voilà ( enfin) de retour sur mon blog.

Et pour ce premier article de l’année 2019, j’ai décidé d’aborder un sujet dont on parle peu de manière générale et qui est parfois banalisé pendant l’accouchement: LA DOULEUR et comment l’accueillir avec apaisement et sérénité?

En effet, qui n’a pas déjà entendu ces phrases:

  • << il faut souffrir pour être belle >>
  • << tu enfanteras dans la douleur >>
  • << je suis le souffre douleur de… >>
  • << tout se créée dans la douleur >>

A y repenser c’est comme si la douleur était inévitable et surtout qu’elle était forcément à accepter. Autrement dit, qu’on devait forcément la subir.

STOOOOOOOOOPPPPPPP!!!!!!!

Même s’il ne s’agit pas d’exclure la douleur de nos vies, il ne faut surtout pas se résigner à la vivre comme un fardeau qui nous suivra toute notre vie.

Il est toujours étrange de penser que seule la douleur de l’enfantement est synonyme de Beauté. Comme si la femme tordue de douleur en mettant au monde son enfant n’était pas légitime à avoir mal? et si le corps obstétrical aidait plutôt les mamans à accueillir leur Bébé en préparant leur esprit pour que le corps se prépare à accoucher?

LA DOULEUR SOUS UN AUTRE ANGLE

Dès notre plus jeune âge jusqu’à notre mort, nous connaissons ( ou connaîtrons) des moments douloureux: physiques et /ou psychiques.

Pour autant, l’être humain a cette force de toujours se relever après un évènement. L’instinct de survie me direz-vous! Pas seulement.

En repensant à ce dernier mois écoulé où j’ai vécu cette douleur, viscérale; je me suis véritablement rendue compte d’une chose: le pouvoir de l’esprit sur le corps. En effet, il est indéniable qu’il y a une relation entre les pensées et la perception de la douleur.

<< la plupart des gens pensent que la douleur est une conséquence d’une blessure physique ou d’une maladie; mais les facteurs psychologiques jouent un rôle très important dans la perception de la douleur >> ( Howard Fields).

Alors évidement, quand j’ai reçu une éclaboussure d’huile brûlante sur ma peau il y a peu; je n’ai pas dansé ni chanté de joie, nous sommes bien d’accord. Par contre, la capacité de mon esprit à accueillir cette douleur comme un enseignement et non comme un torture insurmontable m’a permis de mobiliser tout mon être pour guérir ma peau douloureuse.

De la même manière que quand ma crise de Crohn survient, malgré la douleur viscérale (au sens premier du terme); je me recentre sur ce que mon corps m’exprime à ce moment là et ce qu’il attend de moi. Et c’est alors que si mon âme à la volonté de se rétablir, la douleur disparaît plus facilement et le retour à la normale est possible.

L’expérience d’ailleurs du fameux effet placebo parle de lui-même: à partir du moment où nos pensées prennent le dessus; peu importe que les médicaments soient des vrais ou des placebo: le corps se défend et sort lui même de sa maladie.

LA DOULEUR DEPEND DE L’ETAT D’ESPRIT. Un fois de plus, c’est l’esprit qui va altérer ou non la perception de la douleur.

ALERTE! ALERTE!

Refuser la douleur physique, de séparation, de deuil, de maladie c’est refuser la peur et donc éviter la souffrance.

Il ne s’agit pas de nier cette douleur, mais il s’agit de la prendre, de l’accepter pour que, de cette douleur l’esprit et le corps ne forment qu’un pour ne pas la subir.

Par exemple, quand nos bambins tombent à vélo, ce sont souvent notre peur de parents qui engendrent la douleur chez l’enfant. A ne pas vouloir qu’ils souffrent, nous mettons son corps en alerte et l’esprit ne peut ainsi plus jouer son rôle d’apaisement et de réconfort.

Ce matin même une maman nous racontait que son petit était tombé et qu’il saignait de la lèvre. Aussitôt le choc subit, cette même maman s’est empressée de prendre son petit contre elle et malgré la douleur évidente du choc, le petit s’est trouvé apaisé. Son esprit avait besoin de réassurance auprès de sa maman pour pouvoir mettre la douleur de son corps au second plan. Ainsi ce petit Trésor a accepter le réconfort physique pour apaiser son esprit et donc son corps.

LA DOULEUR: UN DON?

Je vous imagine déjà lever les yeux au ciel!!!

Comment puis-je penser que la douleur est un don?

Et bien tout simplement parce que c’est cette même douleur qui nous permet d’être à l’écoute de notre âme, de notre corps.

Ce sont ces mêmes signaux de douleur qui vont nous permettre de nous occuper de notre santé.

Ce sont ces mêmes signaux de douleur qui vont permettre à nos petits de nous dire combien ils ont mal à tel ou tel endroit.

Ce sont ces mêmes signaux de douleur qui vont nous permettre de savoir ce que nous devons mettre en oeuvre pour continuer à vivre après une lourde maladie, le décès d’un être cher.

Choisir de ne pas rester dans la douleur, c’est respecter son corps à travers ce qu’il nous transmet comme ressenti, c’est le prendre en considération et l’apaiser, lui permettre d’être plus serein.

Il en va de même pour les enfants. Les éveiller dès le plus jeune âge à la force de leur esprit sur leur corps leur permettra de prendre cette douleur et de la transformer en une force qui allègera leur corps de leurs difficultés physiques ou psychiques.

ET POUR LES FEMMES QUI ACCOUCHENT ALORS?

3 de mes 7 enfants sont nées sans avoir recours à la péridurale.

En effet, pour ma première, il était évident que je n’arriverai pas à accoucher sans et puis le fameux << tu enfanteras dans la douleur >> n’est pas forcément très … rassurant. Ainsi, préférant laisser mon corps au corps médical, la péridurale a été posée et Babygirl est née.

1 fois, 2 fois, 3 fois. << Grrrrr pour le 4ème je vais essayer sans péridurale >> me souviens-je avoir dit. Seulement voilà, pas suffisamment préparé, j’ai pris peur et ai demandé la péri.

Forte de mes 4 premières expériences, je me suis rendue compte que l’accouchement par péri certes n’est pas douloureux mais du coup un sentiment amère de ne pas vraiment être à l’écoute de mon corps ou plutôt de mon Bébé.

Alors à partir de ma 5ème, j’ai décidé que chaque enfant à naître désormais le serait sans péridurale. Pour cela, nul besoin de préparation à l’accouchement mais simplement une introspection avec mon esprit et mon corps.

Si j’acceptais d’accoucher sans péridurale c’est que j’acceptais d’avoir mal au moment du passage du Bébé.

Il a donc fallu que pendant les 9 mois de maternité, j’entretienne une véritable relation de lâcher prise avec mon corps pour qu’il laisse la place entière à mon esprit d’enfanter sereinement et de manière apaisée.

La respiration fut donc primordial: une bonne respiration permet d’accueillir chacune des contractions non pas dans la douleur mais comme une phase nécessaire à la sortie de Bébé.

Alors bien sûr, j’étais loin d’être pliée en 2 de fous rires mais une chose est certaine: plus Baby arrivait et plus mon esprit prenait le dessus sur mes contractions et plus mon corps se libérait, permettait le passage.

Et que ce soit pour ma 5ème, 6ème puis 7ème; je n’ai jamais regretté de ne pas avoir eu de péridurale. La symbiose entre le Bébé et la maman que je suis est juste remarquable. A tel point qu’après chaque accouchement, je remerciais à la fois mon esprit et mon corps de s’être aussi bien entendus pour permettre la naissance de mes Enfants.

Car oui, le corps d’une femme a toutes les ressources en elle pour donner la vie, mettre au monde son petit bout et il important de lui exprimer sa gratitude a ce corps qui porte, qui supporte et qui accouche de l’infirment beau.

Alors à toutes les mamans qui vont bientôt accoucher, et pour celles qui veulent accoucher sans péridurale; écoutez-vous, écoutez votre corps et mettez le en accord avec vos pensées. N’ayez pas peur de souffrir: acceptez seulement que votre esprit et votre corps soient plus forts que votre raison.

Lâcher prise permet de ne pas souffrir.

ET SI ON LISAIT?

https://livre.fnac.com/a195625/David-Le-Breton-Anthropologie-de-la-douleur?omnsearchpos=19

https://livre.fnac.com/a10247473/Victoria-Ryan-Quand-ton-animal-meurt?omnsearchpos=1


Alors surtout mes jolis parents, ne voyez pas la douleur comme une onde négative mais au contraire comme un véritable chemin vers votre esprit et votre corps réunis.

N'ayez pas peur de souffrir.
Prenez votre douleur à bras le corps pour que votre esprit l'apaise et la guérisse. 



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